Aubiac

L’église romane Sainte-Marie, admirablement conservée fut construite entre le IXè et le XIè siècle sur les assises d’un édifice mérovingien. La mise à jour sous l’ancienne sacristie de sarcophages de cette époque en témoigne. Une Piéta du XVè siècle en bois polychrome, retrouvée dans la tour ouest est exposée au musée d’Agen. Dans le chevet tréflé, la coupole surmontant le chœur est ornée de fresques du XVIè siècle représentant les quatre évangélistes.

Jouxtant l’église, vous pouvez apercevoir le château, ancienne propriété de la famille de Galard au milieu du XIVè siècle. Fortement endommagé par un incendie en 1784, il fut en grande partie reconstruit pour prendre la forme actuelle. C’est un lieu d’expositions  mais aussi  un centre d’hébergement et lieu de réception très connu dans la région. Près du château, observez le grenier à blé de type gascon. Il vient d’être restauré.

Comme tous les villages des coteaux, Aubiac possédait ses moulins. Les meuniers ont changé de métier il y a bien longtemps mais les moulins demeurent. Il y en a deux à vent, route des moulins. Le troisième à eau est en contre-bas du bourg sur le capricieux ruisseau Crestian. Et  avant que n’existent les lave-linge, les dames fréquentaient les deux lavoirs : celui de Champagne en bordure du CD 931, l’autre, à l’opposé sur le Crestian.  Que n’ont-ils pas entendu ces lavoirs, lieux uniques de communication de nos villages. On y parlait de tout et du reste… Bien que restaurés, ils ont conservé leurs secrets.

Et puis, en gravissant le chemin de Marron, vous remarquerez  sur la gauche un bosquet. Il cache les ruines de l’ancienne chapelle dite  la “Gleysette “. C’est un lieu connu des Aubiacais.  Des fouilles ont permis d’ y mettre à jour un cheval de bronze d’excellente facture exposé au musée d’ Agen. Des légendes populaires se rattachent à ce lieu. Là, des trésors seraient enfouis et à la Toussaint, on dit qu’on entend sous terre sonner les cloches … Bref, notre village, comme beaucoup d’autres villages de Gascogne, a conservé ce charme et ces caractères qui font la richesse de notre patrimoine.