Saint Vincent Lespinasse

Le village est juché sur une butte sur laquelle se trouve une Église des XIIè, XIIIè et XVè  siècles inscrite aux monuments historiques.A l’origine la paroisse dépendait de l’évêché d’Agen , mais du point de vue civil, une partie dépendait de l’Agenais, et l’autre du Quercy. Les droits ecclésiaux furent cédés par l’évêque d’Agen, en 1278, à l’abbaye bénédictine de Saint-Maurin. Au début du XIVè siècle, la paroisse passa dans le diocèse de Cahors, ou elle demeura jusqu’à la création du Tarn-et-Garonne en 1808.

Un prieuré y fut installé par l’abbaye, sans doute au XVIè siècle, dont le titulaire était aussi curé de paroisse. Au temporel, les seigneurs étaient, comme dans la plupart des environs les Fumel et les Durfort. Vers 1480, la famille De Lustrac leur succéda à l’occasion d’un mariage avec Catherine de Durfort qui été une dame de Saint Vincent Lespinasse. Il existait une communauté d’habitants englobant Saint Vincent Lespinasse et ses environs immédiats, régie par les consuls. Le nom de “Lespinasse” était celui d’une famille locale qui tenta au XIIIè siècle , en vain, de s’emparer de la seigneurie au préjudice des véritables seigneurs, les Durfort.

Il existe au lieu-dit Rouch, commune de Saint-Vincent, un camp romain dans un état excellent de conservation, sur une ancienne voie qui relie Malause à Perville, en passant par Bretounel et Gasques, et les ruines d’une villa gallo-romaine.

L’église de Saint Vincent appartient à trois époques : la nef au XIIè siècle, l’abside au commencement du XIIIè et les deux chapelles latérales au XVè. On voit à Saint Vincent les ruines d’un château du moyen-âge.

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